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Le voyage en Croatie

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17 mai 2010 : Bonifacio-Porto Brandinghi

Après 2 jours de repos à Bonifacio et un excellent repas au restaurant U Castilla (le filet de Saint Pierre au coulis de poivron et petits légumes y est remarquable), nous avons pris la météo et l'avons vérifiée à la capitainerie et auprès de nos voisins de pontons (convoyeurs pour la sociète Sunsail). Nous avons quitté le port vers 7h20, prévoyant 2 heures agitées entre Bonifacio et le nord Sardaigne. Le résultat a été au dela de nos espérances : 25 à 37 kt de vent et des creux en conséquence pour un fetch de 200 nm. Heureusement, le passage délicat n'a pas duré longtemps, et j'ai à peine eu le temps de restituer une gorgée de jus d'orange et une bouchée de pain au lait aux poissons.

La suite a été un grand moment de bonheur pour moi, bonheur plus modéré pour Marie. Entre les îles Magdalena, la mer était quasi plate, toujours avec le même vent et même quelques effets venturi toniques. J'ai pris la barre dès que nous sommes arrivés au niveau des îles et je ne l'ai lachée que 5 heures plus tard pour jeter l'ancre.

Sous une moitié de génois et 3/4 d'artimon le bateau était stable et partait régulièrement au surf, le tout dans un paysage superbe. J'ai mesuré des pointes à 9,5 kt au loch et 9 kt au gps. L'un des surf m'a marqué : poussés par une vague et une rafale, nous sommes restés sur la crète de la vague pendant une dizaine de secondes, avec la même sensation de glisse que l'annexe qui déjauge. Par moment, la barre était dure, et j'aurais certainement pu améliorer ce point en réduisant l'artimon et en augmentant le génois. Etant donné la force du vent, il aurait fallu que je place le bateau face au vent pour enrouler ... Ce sera pour la prochaine fois.

Ca m'a malgré tout rassuré sur le comportement du bateau. Il m'avait semblé lors de la traversée de Frontignan à Bonifacio que le bateau était plus lent qu'à son habitude et que nous étions facilement 0.5 kt en dessous de sa vitesse normale, à la voile et au moteur. J'avais alors constaté au ponton à Bonifacio qu'il est 5 cm en dessous de sa ligne de flottaison habituelle. Entre le poids de la nouvelle annexe, et l'annexe de Carref. (sensuré) que Marie a installé à bord, j'ai bien peur que nous ayons ajouté quelques centaines de kilos par rapport à ce que nous chargeons habituellement. J'ai pu constater que malgré cette surcharge, le comportement du bateau reste sain y compris dans des conditions difficiles.
Quant à l'annexe, elle a pris sa place sur les bossoirs comme une évidence. Même dans les plus gros creux, annexe et bossoirs ne bougent quasiment pas.

J'avais d'ailleurs largement hésité sur le choix de l'annexe. Le fond rigide en aluminium s'imposait pour le poids mais quelle longueur prendre : une 2m90 à 43 kg ou une 3m20 à 53 kg ? Après quelques mesures sur le bateau et une simulation dans la salle à manger avec des chaises pour modéliser les boudins, j'ai d'abord commandé une 2m90. Deux semaines plus tard, titillé par cette petite voix intérieure qui ne me lache pas lorsque je vais faire une bétise, j'ai repris le mètre, fouillé sur internet, à nouveau consulté le site de Patrick Naegel, puis demandé conseil à Marco, pour finalement changer pour une 3m20.
HEUREUSEMENT, Je m'en serais mordu les doigts plusieurs années. C'est l'annexe idéale : confortable, robuste et spacieuse. Même les roues de relevage que je n'ai utilisé que deux fois, semblent pratiques. Elles sont un peu lourdes (9kg) mais avec je remonte sans problème les 120 kilos de l'annexe et moteur sur la plage dans le sable mou.

Il me reste un regret sur cette traversée : je ne suis pas arrivé à faire sortir les gnafrons de leur banette. Ils ont passé toute la traversée scotchés sur leur console de jeux.
Il n'y a que lorsque j'ai crié "Dauphins" après avoir vu un aileron à 100m sur babord (au nord du golfe de Congianus) que j'ai vu sortir leurs têtes ébouriffées et hagardes.
J'ai d'abord cru que c'était un dauphin même si la forme de l'aileron me semblait curieuse. J'ai persisté dans mon erreur lorsque je l'ai vu tourner vers nous, pensant qu'il venait jouer sous l'étrave. Puis Damien s'est écrié : "C'est un requin". Effectivement, il est reparti après s'être approché à quelques mètres du bateau, sans jamais avoir sorti la tête de l'eau, avec un style de nage très différent de celui des dauphins. Je pense qu'il faisait entre 1m50 et 2m, trapu, peau marron et nageoire dorsale falsiforme. Je n'ai pas pu l'identifier en consultant la documentation du bord.
Quant aux gnafrons, j'ai simplement kidnappé les chargeurs, et j'attends sereinement la décharge complète qui ne devrait pas tarder au rythme où ils vont. La mort de leur accumulateur pourrait être le début de leur voyage.

Alain

Vidéo : Le mouillage (et surtout test du camescope)

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