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Le voyage en Croatie

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9-15 juin 2010 : Dubrovnik

Partis le 8 juin d'Otranto, nous sommes arrivés le 9 juin vers 15h à Gruz après une traversée encore une fois tout au moteur. Il n'y a eu qu'un incident à signaler. Deux heures après être partis, le moteur est brutalement passé de 1300 tr/min à 1450 tr/min pendant environ 3 secondes, puis il est repassé au régime normal de 1300 tr/min. Sur le coup j'ai noté la variation de régime sans avoir les valeurs exactes. J'ai pensé que nous avions attrapé un des nombreux sacs plastiques qui flottent dans cette zone. Quelques temps plus tard, la variation s'est reproduit toujours suivant les même règles : + 150 tr/min pendant 3 secondes. Puis le moteur a pris le rythme et nous a prodigué une petite variation de + 150 tr/min toutes les 10 minutes puis toutes les 5 minutes en arrivant sur Gruz (j'ai chronométré) et ceci quelque soit le régime initial : 1300, 1500, 1700 ou 2000 tr/min.

Marie, qui n'est pas très à l'aise lorsque nous sommes en traversée, a pris à chaque fois une jolie teinte verdâtre pressentant au minimum un naufrage. Je l'ai rapidement rassurée en lui expliquant qu'avec tous les détritus qui flottaient autour de nous nous aurions toujours quelque chose à quoi nous accrocher.

J'ai vérifié que le câble d'accélerateur ne touchait pas une pièce mobile, essayé de purger le circuit gasoil mais rien n'y a fait, nous avons eu droit à cet agréable rythme de samba jusqu'à Dubrovnik. Je ne vois qu'une explication possible : nous écoutons souvent de la musique (si si Marion, et de la bonne en plus), le moteur y a pris goût et a décidé de nous bercer avec son propre tempo. Au cas où, si un pro de la mécanique voit une autre explication, je suis intéressé, surtout que depuis l'arrivée à Gruz, le phénomène ne s'est plus reproduit !

A peine amarré, un douanier est venu nous demander de venir faire les formalités. Comme il semblait décidé à ne pas repartir sans moi et avec l'esprit clair qui suit une nuit en mer, j'ai récupéré les documents dans la précipitation et ... il m'a manqué le certificat d'assurance qui était resté dans la table à carte. Heureusement, le responsable des douanes a été compréhensif et il s'est contenté d'un ancien document de mon assurance. Par rapport à ce que m'avait dit José, ils semblent avoir assoupli les formalités d'entrée : je n'ai pas montré mon permis bateau, ni le certificat de radiotéléphoniste et ils ne m'ont pas posé de question sur le matériel que nous avons à bord : fusil de chasse, matériel de plongée et autres.

Une heure plus tard, délesté de 1805 Kuna pour le droit de navigation (251 Euros, celle-la je savais donc j'étais psychologiquement préparé), plus 750 Kuna pour le droit de séjour pour 2 mois (105 Euros, celle-ci je l'ai reçu un peu comme une claque, sans la voir venir) j'ai pu rejoindre le bord où m'attendait une Marie liquéfiée par la chaleur. Chouette, elle a du perdre au moins 300 gr je vais enfin avoir une femme présentable !

Interlude, réponse de Marie : Tu sais ce qu'elle te dit la grosse ! Fin de la réponse.

Après quelques hésitations, nous avons décidé de mouiller dans une petite crique dans l'île de Lokrum situé à moins d'1 nm de Dubrovnik. Au long des quelques miles que nous devions faire pour rejoindre le mouillage nous avons croisé quelques uns des nombreux bateaux de charter qui naviguent entre les îles : le tourisme semble être devenu une activité très rentable depuis quelques années.

Voici également quelques vues de la cité fortifiée de Dubrovnik :

En moins d'une heure nous avons rejoins Lokrum. Il s'agit d'une réserve botanique dont l'entrée est payante et l'accès interdit après 18h. Le mouillage lui est autorisé la nuit. L'endroit est superbe mais très fréquenté dans la journée par des particuliers mais aussi par des navettes qui viennent déposer des flôts de promeneurs sur l'île. Heureusement à partir de 18h il n'y a plus un chat et nous y avons dormi comme des bébés pendant trois nuit.

Au matin du 3ème jours, alors que j'avais à peine eu le temps d'enfiler mon slip, un bateau du service portuaire est arrivé pour m'expliquer que je ne pouvais pas rester la, sinon je devais payer 2,50 Euros du mètres pour rester au mouillage la nuit et que l'ensemble de la baie autour de Dubrovnik était à ce tarif. Lorsque je lui ai demandé s'il existait une carte montrant les zones gratuites et payantes, il a eu une hésitation, puis m'a répondu qu'il était la pour me l'expliquer et que si je partais dans les deux heures il ne me ferait pas payer pour la nuit passée. Puisqu'il nous fallait faire des courses et le plein de gasoil nous sommes retournés à Gruz où nous avons appris qu'il fallait payer 1,60 Euros du mètre pour passer la nuit au quai. La différence m'a semblé curieuse : s'agit-il d'une enième tirelire, ou aurions nous dérangé les bateaux de promenade qui ont cherché un moyen de nous faire partir ?

Après avoir fait le plein de fruits et légumes au marché jouxtant le port, des courses au supermarché du coin et le plein de gasoil, nous sommes allés à Luka Zaton, petite crique située à 3 nm au nord de Gruz. De la nous avons pu poursuivre l'exploration de Dubrovnik grâce à Minnie bien sûr qui nous permettait de faire le trajet en moins de 20 minutes.

Marie, à son aise avec les ruines (j'en vois qui ricanent !), a mitraillé tel une japonaise la moindre pierre que nous avons croisé. Les mouflets et moi-même avons noté les signes avant-coureurs de ces frénésies photographiques : le menton qui pointe et le postérieur qui roule. Je livre son oeuvre à votre jugement.

Marie et moi (moins les gnafrons) avons tellement pris goût à ces japanize-séances que nous y sommes retournés 3 jours plus tard pour parachever notre visite par un tour des remparts. Je me suis même fendu d'une vidéo, c'est tout dire ...

C'est sur, vous vous en souvenez, j'avais fais allusion à des déchets divers et variés qui ont jalonné notre route lors de la traversée de la mer Adriatique. Je me suis refusé à faire des images de ce gachis lors de la traversée, mais là au pied des remparts de Dubrovnik, Marie a craqué. Alors voici un maigre échantillon de ce que nous avons observé.

La Croatie est un très beau pays et le contact avec les habitants vraiment facile et agréable. Il est dommage de gâcher une si belle région par cette pollution que nous avons trouvé essentiellement en pleine mer et dans les environs de Dubrovnik. Heureusement, la Croatie est en plein essort et nous espérons que ce problème sera rapidement réglé dans les années qui viennent. Nous avons d'ailleurs vu passer à Split un bateau poubelle (comme à Minorque) qui ramasse les déchets dans les baies !

Et pour finir sur une note plus optimiste, un proverbe dit : "le nom des fous est écrit partout". Certains vont se reconnaitre ... Pour les autres repérez les bavards sur le forum !

Vidéo : Dubrovnik (2 mn 30 s)

Alain

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